L'atelier de recherche Transform' (transdisciplinarité et formation) est animé par Martine LANI-BAYLE, professeur des Universités.
www.lanibayle.com
C'est un séminaire de réflexion et de recherche qui a été créé à l'Université de Nantes en 1994.  Transform' est hébergé par l'Université permanente, une partie importante de ses travaux s'intéressant à la formation tout au long de la vie et à l'intergénérationnel.

Principales publications et actions de Transform' en lien avec l'Université permanente

  • Raconter l'école au cours du siècle. Martine Lani-Bayle coordination, L'Harmattan 2000.

Premier essai d'écriture travaillée dans le cadre d'un cours à l'Université permanente sur le thème de ce qui reste de l'école, cet ouvrage a eu non seulement très rapidement beaucoup de lecteurs, mais aussi des effets totalement inattendus : tant dans les classes de collèges, en LEP ou dans des maisons de retraite ; que comme déclencheur d'écriture malgré soi. Il donne lieu, depuis 2009, à une recherche complémentaire réalisée cette fois auprès d'enfants : Raconter l'école en cours de scolarité

  • Histoires de formation. Récits croisés, écritures singulières. Martine Lani-Bayle coordination, L'Harmattan 2001.
Dans la suite et la lignée de Raconter l'école au cours du siècle, ce ouvrage rassemble des textes de deux groupes et 21 personnes de l'Université permanente, évoquant à leur façon ce qui a été formateur pour elles, tout au long de leur vie. Un document d'une étonnante richesse humaine et réflexive qui ouvre un regard élargi sur la formation : celle-ci se jouerait surtout dans une prise de conscience se faisant dans l'après-coup, à partir de ce qui a été vécu. Tout comme Raconter l'école, l'ouvrage est introduit par un texte qui présente la démarche de « biographie éducative », sa mise en œuvre lors des séances groupales et ses objectifs.

  • Les quinze derniers jours du siècle. Chronique à onze voix, Martine Lani-Bayle coordination, L'Harmattan 2001.

Le projet est parti par hasard, il a saisi au vol une occasion offertes dans un groupe d'écriture à l'Université permanente de croiser des écritures sur cette période spéciale comme on n'en rencontre qu'une fois par siècle et par millénaire. Il a réuni des textes d'étudiants volontaires du groupe et d'universitaires ayant accepté de laisser trace de la façon dont ils ont parcouru ce passage, saisi dans le vif entre morts et naissances.Témoignant d'une variété d'interprétations du temps des calendriers pour une mélodie à onze voix, ces textes nous font pénétrer des tranches de vie à la fois personnelle, familiale, sociale et professionnelle, qui nous toucheront toutes par leur universelle singularité autant que leur sincérité. Voici donc onze façons d'avoir pensé le temps et la vie - d'avoir employé son temps et sa vie - d'un millénaire l'autre.

  • Quarante ans après Mai 68. Regards intergénérationnels croisés, Martine Lani-Bayle et Marie-Anne Mallet, coordination (avec des textes de Gaby Cohn-Bendit, Edgar Morin et André de Peretti), Téraèdre 2008.

Croisant des témoignages d'acteurs, de témoins privilégiés, de sociologues et de personnes d'âge différent lors des « événements » - dont plusieurs de l'Université permanente -, ce document montre que la situation autant que l'âge de chacun au moment de ce qui se passe, module la façon dont ce sera vécu et ressenti, ce qui construit de façon différentiée les mémoires individuelles et la mémoire collective. Le lecteur pourra y confronter ses souvenirs - ou ce qui lui aura été transmis par ses proches au plan intergénérationnel, voire enseigné par l'école (à partir de quand a-t-on besoin de celle-ci pour apprendre le monde ?).

  • André de Peretti, pédagogue d'exception (dir. Martine Lani-Bayle), L'Harmattan 2011

Autres ouvrages

  • Ecrire une recherche. Mémoire ou thèse, Martine Lani-Bayle, Chronique sociale, 3e édition 2005.
En lien avec une expérience d'accompagnatrice de travaux d'écriture d'étudiants autant que de productrice d'écrits, cet ouvrage « anti-recettes » évoque les pratiques d'écriture d'une façon bien différente de ce que l'on trouve dans les manuels habituels. Il a permis de mettre en écriture bon nombre d'étudiants bloqués et ne pouvant, dès lors, valider des travaux pourtant réalisés.
  • Taire et transmettre. Les histoires de vie au risque de l'impensable, Martine Lani-Bayle, Chronique sociale 2006.

Fruit de voyages et travaux réalisés entre la Pologne et le Japon, cet ouvrage montre combien le passé peut rester actif au regard du rapport au savoir de la personne, surtout quand il touche des zones sensibles rebelles aux mots et interdites de transmission.

  • Evénements et formation de la personne : contrastes internationaux et intergénérationnels, Martine Lani-Bayle et Marie-Anne Mallet, L'Harmattan, 2 tomes en 2006, 3e tome en 2010.

Ces travaux, mettant en jeu 3 générations et réalisés avec la collaboration d'équipes locales sur les 5 continents (14 pays), ont étudié de façon relative et comparative en quoi la formation de la personne est marquée par les événements qui la touchent de près comme de loin, voire de très loin.

  • Apprivoiser l'avenir pour et avec les jeunes. Entretiens intergénérationnels avec André de Peretti, Martine Lani-Bayle avec François Texier, Mare & Martin 2007.

Cette recherche, croisant quatre générations (de 15 à 87 ans), a mis en évidence en quoi les plus jeunes ont besoin des savoirs vivants des aînés pour étayer non seulement leurs savoirs sur le passé, mais aussi leurs projections vers l'avenir.

  • Les Secrets de famille. La transmission de génération en génération, Martine Lani-Bayle, Odile Jacob 2007.

Les travaux ici exposés ont mis en évidence combien les histoires personnelles intergénérationnelles, composant souvent avec l'extrême, ne sont pas anodines au regard de la construction des savoirs qui pourra en être perturbée, exacerbée, voire favorisée - en tout cas touchée. Mais la transmission entre générations n'est pas ce que l'on croit, elle n'est pas dans l'émission (ce que l'on veut ou pense transmettre) mais dans la réception (ce que l'autre fait de ce qu'il reçoit ou pas).

  • Lumières de verre. Léon Ottenheim, photographies et récits (1905-1926), Martine Lani-Bayle, Opéra éditions, 2007.

Ce travail, croisant récit pictural et écrit, constitue une première pierre vers la constitution d'une « photobiographie intergénérationnelle », à savoir la possible reconstitution-reconstruction de savoirs antérieurs enfouis dans des captures graphiques du réel. A l'époque de la surenchère des images diverses et de l'explosion du numérique, ce regard sur les débuts de la photographie et sur ce qu'elles témoignent du vécu des hommes les ayant réalisées est riche d'enseignements sur la façon dont nous construisons nos savoirs et représentations du monde.

  • Traces de sel. Léon Ottenheim, regards photographiques, Martine Lani-Bayle et Éric Milet, préface de Pierre Bergounioux, Editions Opéra 2011.
  • Les Histoires de morts aux cours de la vie (dir. Martine Lani-Bayle avec G. Pineau et C. Schmutz-Brun), préface d'Edgar Morin, L'Harmattan 2011.
  • Traces de vie. De l'autre côté du récit et de la résilience (avec Éric Milet), préface Boris Cyrulnik, postface Gaston Pineau, Chronique Sociale 2012.
  • Formation de l'événement, événements en formation. Regards croisés (François Dosse, André Lévy, Gaston Pineau) (dir. avec Aneta Sowik), Kraków : Impuls 2012.
  • Histoires de nuits au cours de la vie (dir., avec G. Pineau et C. Schmutz-Brun), préface André de Peretti, L'Harmattan 2012.
  • Paysage générationnel et formation tout au long de la vie (dir. avec Aneta Sowik), Wrocaw : Oficzyna Wydawnicza ATUT 2013.
    Raconter l'école. À l'écoute de vécus scolaires en Europe et au Brésil (dir. avec Maria Passeggi), L'Harmattan 2014.
  • La Vie avec les animaux. Quelle histoire ! Essai d'éco-zooformation (dir., avec Catherine Schmutz-Brun et G. Pineau), L'Harmattan 2014.
  • STO Sans taire les oubliés - Souvenirs éparpillés, Jean-Charles Bondu, L'harmattan 2016. A travers une écriture sensible évoquant ses souvenirs de "déporté du travail", Jean-Charles Bondu a souhaité saluer la mémoire des STO et laisser un témoignage aux générations futures.

Une revue

  • Chemins de formation au fil du temps. Ed. L'harmattan/Université de Nantes et d'Angers
N° 1 : « Ecritures en chemin », avril 2001.
N° 2 : « Méandres biographiques », octobre 2001.
N° 3 : « Pratiques d'histoires de vie », mai 2002.
N° 4 : « Récits de formation », octobre 2002.
N° 5 : « Les savoirs de résistance », mai 2003.
N° 6 : « Les écritures de soi », octobre 2003.
N° 7 : « Les carnets de bord », octobre 2004.
N° 8 : « Les bascules de la vie », octobre 2005.
N° 9 : « La transmission intergénérationnelle », octobre 2006.
N° 10-11 : « La démarche clinique en formation et recherche », octobre 2007.
N° 12-13 : « La pensée complexe en pratique et en recherche », octobre 2008.
N° 14 : « Estime de soi et rapport au savoir », octobre 2009.
N° 15 : « Le récit de vie : objectifs et effets », octobre 2010.
N° 16 : « Quelle reconnaissance du sujet sensible en éducation ? », octobre 2011.
N° Hors série « 10 ans de Chemins » (2001-2011)
N° 17, « Récits pour enfants, récits d'enfants, récits d'enfance » (mai 2013)
N° 18 «Chemins de traverse. Intelligence de l'improbable » (mars 2014)
N° 19 « Faut-il se former aux histoires de vie en formation » (janvier 2015)
N° 20, « L'université, au carrefour de nouveaux défis pédagogiques » (juin 2016)
N° 21, "Décélérer pour apprendre" (1er semestre 2017)

Des romans de Martine Lani-Bayle

  • L'Île. (roman), Martine Lani-Bayle, Bucdom, 2000.
Ce fut un coup de dés qui décréta du personnage et de la situation de départ, seule partie du roman à être « vraie ». Une fois l'être créé, l'écriture se chargea de la suite : dès qu'il est en vie sur le papier, le héros de l'histoire prend vite son autonomie et son auteur même n'en fait pas à sa guise avec lui. Il se rebiffe et ne se laisse pas mener par le bout de la plume. Essayer de le piéger, pour voir, ne change pas grand chose à l'affaire : n'a pas le dernier mot qui l'on croit.
  • D'une l'autre. Destins de femmes. (roman), Martine Lani-Bayle, Editions du Petit Pavé 2008.
Ce roman montrant combien la narration, ici par l'écriture, mais une narration complètement créative, ouvertement fictive, a pu malgré elle faire apparaître des savoirs intergénérationnels de l'extrême entrant dans la grande Histoire et marqués par elle.

Des cours sur l'écriture

Commencés en fin des années quatre-vingt-dix, les cours sur l'écriture ont démarré sur des programmes à thème : « raconter l'école » puis « raconter son expérience de formation » et ils ont donné lieu à des publications (voir liste des publications).
Puis la thématique de l'écriture y est devenue libre, chacun étant invité à découvrir et suivre ses propres chemins d'écriture, les textes étant produits chez soi, puis lus et partagés en séance. En fin d'année, ils sont réunis en un fascicule à destination des membres du groupe.
Certains étudiants viennent depuis le début, tous les ans ou épisodiquement, en alternance avec d'autres cours ; d'autres font un passage d'un ou deux ans ou reviennent après interruption. Ce relais par des personnes régulières, qui contribuent à l'histoire du groupe au-delà des renouvellements, confèrent à ces séances une ambiance toute particulière, faite de chaleur et de respect, dans une convivialité partagée - ce qui est propice au partage à partir des textes. Dernièrement, le nombre important d'inscrits complique ce fonctionnement.
Depuis ces dernières années, ces cours ont pour nom « Écritures en chemin, chemins d'écriture » et « Écritures à la trace ». Le premier a changé de rythme depuis 2014-2015, se déroulant en 4 journées complètes réparties sur l'année, avec des consignes intermédiaires et des dépôts et lectures des textes sur une plateforme internet Madoc interactive accessible aux membres du groupe. Le deuxième cours comprend toujours 10 séances de 2 h 30, un espace est aussi ouvert pour ce cours sur la plateforme Madoc, à usage de ceux qui le souhaitent.
En fin d'année universitaire 2013-2014, un cours supplémentaire de 4 journées, « Écriture en chemin prise aux mots » s'est déroulé en extérieur (sur différents sites) au début et à la fin de l'été. Le projet, apprécié, pourra être présenté à nouveau les années suivantes sous réserve d'un nombre suffisant d'inscrits.
En juin, une rencontre est proposée avec un autre groupe d'écriture sur Saint-Brevin.
Objectif et modalités de ces cours :
Mettre à jour et partager ses potentialités et talents d'écriture, souvent méconnus et dormants, et qui bénéficient d'une activation partagée pour s'éveiller ou se révéler.
Grandes lignes : Nous travaillons sur des écritures qui viendront nous surprendre au fil de la plume, répondant à des déclencheurs variés attrapés au fil de l'inspiration (lecture, objet, dessin, photo, idée, mot, sensation, réminiscence...).
Une fois produits, les textes sont dits, par leur auteur ou un autre lecteur, et nous croisons nos réactions à cette écoute. Ils peuvent aussi, et à la demande, donner lieu à un regard « critique » ouvert sur la forme.
L'ensemble débouchait, en fin d'année, sur la constitution d'un document collectif. Depuis la mise en place de la plateforme, tous les textes sont accessibles à tous en permanence et le site tient lieu de fascicule.

Des Conférences

Les thèmes souvent demandés sur les différentes antennes sont :
  • "Comment continuer à apprendre aujourd'hui, entre proximité et virtualité ?"
  • "Peur et violence à l'école"
  • "La transmission intergénérationnelle et les secrets de famille"
  • "Les histoires de vie et situations extrêmes"
  • "Le regard photographique de Léon Ottenheim (plaques sur verre du début XXe siècle)"...
  • "Écrire pour vivre" (2 avril 2015)

Des journées d'études

2014/2015

  • 28 mai 2015 à Nantes (Présidence de l'université), journée d'études avec Boris Cyrulnik, Gérard Ostermann et des collègues brésiliens sur « Récits, formes artistiques, résilience »
  • 20 juin 2015 : « Recherches biographiques et pouvoir d'agir : épreuves, bifurcations et parcours de vie» dans le cadre des rendez-vous annuels un samedi de mi-juin (en lien avec le DUHIVIF, Diplôme de Formation continue « Histoires de vie en formation ») 

2015/2016

"Récits et résiliences, quels liens ?" - Chemins de vie
Martine Lani-Bayle, Aneta Slowik - Préface de Boris Cyrulnik - Epilogque de Gaston Pineau
La mise en récit de sa vie se démocratise aujourd'hui de plus en plus avec de nombreuses attentes, au risque d'en arriver aux fameuses "illusions biographiques" dénoncées dans les années soixante-dix par Pierre Bourdieu. Car, si la narration est maintenant parée de toutes les vertus notamment en cas de vécu extrême - justement là où sa mise en mots bute sur des impasses -, et si nous constatons bien que le récit peut être travaillé avec des attentes thérapeutiques ou cathartiques voire formatives, peut-il être considéré "en soi" comme facteur de résilience, ou permet-il d'en révéler, après coup, l'éventualité ? Est-il porteur d'émancipation possible de ce qui a été subi, ou au contraire enfermement de sa vie dans des mots qui fixeront les traumatismes en un présent sans fin ? S'oppose-t-il au "silence" ?