• Le 23 mai 2018
    De 14:30 à 16:00
    Campus centre ville
    Amphi 8, faculté de Médecine, 1 rue Gaston Veil Nantes
    • Gratuit étudiants UP et étudiants  (formation initiale) et personnel de l'Université sur présentation de la carte d'étudiant ou de la carte professionnelle
    • 5 € tarif tout public
    Aucune réservation (billetterie sur place)
  • Plan d'accès

Notre époque tend vers l’indifférenciation des savoirs et des ignorances ; tout se vaudrait, chacun serait autorisé à donner son opinion, balayant les avis d’experts par les théories à la mode, voire par les fausses informations que le net relaye ad libitum. Ainsi, le mot « psychothérapie » - volontiers réduit à « thérapie », comme s’il n’existait de thérapie que psychologique - est souvent employé sous forme d’incitation (« il faut faire un travail sur soi »), sans savoir véritablement ce qu’il recouvre.Il y a de quoi en effet être perdu face à la diversité des psychothérapies. Il est difficile de distinguer entre le fond et la
forme des méthodes, entre un courant théorique fondamental et une banale suggestion (l’effet placebo par ex.), entre les affirmations contradictoires des représentants très médiatiques de tel ou tel courant, dans l’ignorance inculte des courants voisins… Cela au détriment bien sûr des patients, qui s’orientent au hasard des opinions, en dépit de leur situation particulière ou de leur pathologie spécifique, tantôt vers le professeur en vue, tantôt vers le thérapeute d’un ami, tantôt vers le gourou local...
Mais comment se repérer dans la diversité des 400 types de psychothérapies répertoriées dans le monde ? Comment éviter les risques d’amalgame ou de repli sur tel ou tel référence exclusive ? Cette hétérogénéité est pourtant une richesse, à condition de connaitre les possibilités et les limites de chaque approche ; elle permet en outre de dégager un certain nombre de facteurs communs au processus psychothérapique au-delà des spécificités théoriques et techniques identifiables.
En me limitant au monde occidental, je préciserai ces facteurs communs qui autorisent à parler de « la psychothérapie » - au singulier -, avant de présenter les grands courants psychothérapiques et quelques-unes des méthodes qui en sont issues, qui forment autant de « psychothérapies » - au pluriel.

Alain Deneux, Médecin psychiatre, j’ai cessé toute pratique depuis quelques années. J’ai exercé à Nantes en cabinet privé et en établissements de soins, notamment dans le Service universitaire du Pr G. Besançon, avec qui j’ai compris la richesse et appris à respecter la diversité des approches théoriques et cliniques qui divisent si souvent le « milieu psy ».
La psychologie médicale, la médecine psychosomatique et l’étude des psychothérapies ont été, avec celle des groupes, mes centres d’intérêt privilégiés. Formé dès la fin des années 1970 aux thérapies psychanalytiques de groupe, la dimension groupale n’a cessé de m’intéresser tant en théorie qu’en pratique, occupant une part croissante de mon activité, voire exclusive à la fin de ma carrière.
J’ai été membre du Collège de Psychanalystes, secrétaire de la Société Française de Psychothérapie Psychanalytique de Groupe (SFPPG) et analyste formateur de l’Institut Français d’Analyse de Groupe et de Psychodrame (IFAGP).