L'enfance, la vocation, les débuts, le cinéma et la télévision :
"Quand j'étais enfant, je voulais être gendarme ou pape"
"Je suis né dans une famille de grands lecteurs"
"J'ai été élevé au lait de Ouest-France"
"J'ai gardé ma boussole par mes origines"
"Ma vocation de prêtre a été ma première expérience de liberté : a-t-on le droit de dire non, quand on ne cesse de vous dire que vous avez la vocation, c'est-à-dire que vous êtes appelé ? J'ai choisi la liberté"
Début dans la critiques de films : "j'étais dingue de cinéma" "C'est un petit milieu, qui vit au rythme de trois films par jour, qui se parle et où se dégage souvent une opinion dominante"
"Dans mes premières chroniques « Mon il » dans Télérama en 1981, j'avais deux maîtres : François Mauriac, Maurice Clavel. J'ai vite compris que l'imitation était une impasse"
"Je ne pense plus rien de la télé !"

L'éthique, le journalisme, les médias
"La liberté, c'est écrire des choses qui vont déplaire à vos amis"
"Je n'avais jamais pensé au journalisme et j'ai pourtant une vie dans les médias et l'écriture qui me donne pleinement satisfaction"
Conseils à des jeunes qui veulent s'orienter vers le journalisme :
  • Aimer écrire
  • Acquérir la meilleure culture générale possible: Histoire, Sciences...
  • Etre curieux, et s'intéresser aux autres
  • Bouger beaucoup
"En matière de medias, la technique induit le contenu"
"La dérision devient une religion"
L'éthique journalistique :
S'inspirer du New York Times "Publier toute les nouvelles qui sont dignes d'être imprimées" et de leur système de shakers c'est à dire de contrôleurs de toutes les informations publiées. Avoir conscience de sa responsabilité morale à l'image de La Croix "refuser le sensationnel et l'intrusion dans la vie privée"

L'écriture, la chronique de Marianne et le billet quotidien dans La Croix

"Chroniqueur : le meilleur métier de la presse "
"Dans la chronique, je découvre ce que je vais dire en écrivant"
"Le plaisir de la chronique : je peux parler de tout comme à la télé"
"Ecrire c'est ce qui permet de comprendre ce que l'on veut dire"
"On sort différent de l'écriture d'un livre"
"J'ai la même liberté en écrivant dans Marianne et dans La Croix : je me sens parfaitement sur mes deux jambes"
La chronique de Marianne c'est 5500 signes - cette longueur je l'ai totalement intégrée dans mon inconscient - à produire pour le mercredi soir 19 h. Le billet de La Croix c'est 1095 signes quotidiens pour l'échéance de 13 h
"Il y a un côté physique dans l'écriture que je pratique toujours à la main, reliée directement avec le cerveau!"
L'inspiration : "Le matin, pendant que le thé infuse, les infos diffusent" Pour les billets de nombreux lecteurs m'adressent des notices, des modes d'emploi, des courriers des administrations, banques, assurances, etc...
"J'ai beaucoup écrit sur les cintres"